jeudi 3 septembre 2009
la rentrée des crasses...
Aujourd'hui, des gens ont cru que mon bébé, bientot 2 ans, rentrait de l'école, avec son petit cartable sur le dos, et son air crâne... putain que non, il ne rentre pas de l'école, putain que oui, j'attendrai le plus tard possible...
Putain que oui, j'ai un problème avec l'école.
Un vrai problème.

Soyons clair. J'ai vraiment détesté ça. Mais vraiment. Plus que plein de gens. Moins que certains, d'accord, mais plus que beaucoup. J'ai redoublé, redoublé, et quand je n'ai plus eu le droit de redoubler, on m'a fait comprendre qu'il fallait que j'arrête. Alors à 16 ans, j'ai arrété.
J'ai senti un double truc: de l'injustice, du soulagement, et un peu de fierté. De la fierté crâne, comme disait l'autre.
Et aujourd'hui, je vois des enfants qui ont l'air content de rentrer à l'école. Et moi, je vais y aller aussi, bientot. Des écoles vont me payer pour, que moi, qui ait tant pleuré dy aller, j'y aille aujourd'hui en souriant. Parce qu'une partie de mes revenus, une partie importante, provient de, justement, l'école. Vous comptez les interventions dans les classes, les achats de bouquins, les prix qui se déroulent dans les écoles, le bouche à oreille d'instits, de documentalistes, les gamins qui étudient mes livres dans le cadre scolaire, quelques manuels scolaires qui reproduisent des extraits, deux bouquins dans la fameuse liste de l'éducation nationale, et vous obtenez des sous, de la reconnaissance , et une certaine schizophrénie de ma part.
Alors, il ne me reste qu'une solution autant quand j'écris que quand je parle à une classe: m'adresser au cancre, à celui qui n'en peux plus, à celui qui n'aime pas lire, qui préfèrerait courir dehors, bosser, rigoler, bref être partout sauf là où il est...
Et bientot, je vais forcément accompagner mon petit garçon dans une putain d'école... et là... et là, mon petit garçon va peut -être adorer ça, l'école.
Et ce jour-là, ben, j'aurais pris une leçon.
samedi 22 août 2009
le test
Des gens cools, moi, j'en croise tous les jours. Des types avec des chapeaux sur la tête. Des femmes avec des pantalons africains, cools, tellement cools... ils écrivent des livres, racontent des histoires, illustrent des romans... ils sont amis avec tout le monde, aiment les enfants, soutiennent les profs, voyagent dans le monde entier et font des belles phrases... bien sur, avec eux, pas question de parler d'argent... l'amour n'a pas de prix... mon salaire, ce sont les sourires des enfants... ou même, parmi les bétises entendues sur un salon, "vous savez, nous les artistes, on n'a rien à voir avec l'argent..."
Et ben, ces gens là, j'ai remarqué, il y a un truc imparable: regardez les avec le petit personnel. Un mot au réceptionniste, un geste au serveur du restau, et hop, voilà leur chapeau qui s'envole, leur pantalon africain qui tombe aux mollets, en un regard et un mot, voilà leurs grandes intentions qui s'écroulent. J'appelle ça le test ultime: pour connaitre quelqu'un, et savoir à peu près son taux de mépris des autres, il suffit de le regarder à la caisse du Carrefour ou au comptoir du café...
vendredi 17 avril 2009
old friendly
J'ai toujours aimé les vieux. Je sais pas pourquoi. Peut-être parce que j'en serais un un jour. Que j'ai envie de savoir ce que c'est d'être vieux. De passer les 80 barreaux. J'aime bien les gens de cet age. Avec ma copine, on en connait plusieurs. Des pépés, des mémés. Des vrais ou d'adoption. Même qu'on voudrait organiser des mariages. Mais à cet âge là, on ne rigole pas avec le veuvage. Alors, on laisse tomber nos entremises, et on laisse nos vieux solitudiner comme ils veulent.
On a tout, l'embarras du choix. Le petit bonhomme qui a libéré Strasbourg et sauté en Indochine. Le vieux curé qui a du choisir entre Lui et elle. Le communiste le plus élégant du monde qui lui, a libéré Lyon. Le vieux dessinateur belge inconnu des uns, adulé des autres.
Et elle, qui a fait ses 11 enfants et tiré sur la corde. Et elle, ma préférée parce que c'est la mienne, réac et jamais contente, qui n'a lu qu'un livre dans sa vie: le mien, à 88 ans. Allez, je pousse même jusqu'à une drole de voisine, qui voit des violeurs partout...
J'aime les vieux. Bon, j'aime bien aussi les filles de 20 ans. Mais pas pareil. Les vieux ont un je ne sais quoi de leur vie passée, qu'ils portent, plus ou moins légèrement, plus ou moins sereinement. Et moi, je trouve ça beau. Le malheur et l'inconfort, je ne sais pas si c'est ça rend beau, en tout cas, ça rend consistant.
Je ne comprend pas la plupart des gens de mon age qui ne supportent pas que tout ne soit pas parfait. A qui il faut forcément ce qu'il y a de mieux, au risque de sacrifier une partie de leur intégrité. J'aime que tout ne soit pas parfait. J'aime ne pas tout avoir. J'aime être capable de me passer de beaucoup de choses matérielles.
Quand j'avais 5 ans, dans mon immeuble, à Brest, ou au relecq-Kerhuon, là où vivaient mes grands parents, j'allais parfois sonner à la porte de vieux voisins. Ils ouvraient. Je chantais une chanson. Ils me glaissaient une pièce, ou des billes ou un gateau. J'ai toujours aimé les vieux. Même si c'est intéressé.
jeudi 19 février 2009
Dans la série "les enfants chanteurs", en voici un autre, super connu, qui est un peu l'antithèse du précédent. Autant le petit René donne envie de l'interner en maison de correction ou de l'enfermer dans une cage avec son putain d'oiseau, autant celui ci sent la grande classe. Bon, je sais, je sais les poppys ça fait marrer, c'est vintage et bobo d'écouter ça aujourd'hui. Ok, ok, mais le mome qui chantait, Bruno, on dit ce qu'on veut, mais il a un peu la classe. Et je trouve qu'il chante trop bien. Et qu'il comprend ce qu'il chante ce qui n'est pas toujours le cas de Florent Pagny (et ça vaut mieux pour lui). Alors, oui, les enfants chanteurs des fois ça énerve, des fois pas. Là pas.
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vendredi 2 janvier 2009
En 2008, j'ai bien aimé :
Tenir mon bébé dans les bras, dans les frimas, contre moi.
Aller chercher ma chérie à la gare, le soir.
Aller courir tot, le matin, au bord de l'Erdre.
Que le premier oiseau que je croise le matin soit un héron
Ecrire "l'histoire de Clara".
L'élection d'Obama.
Traverser le jardin des plantes le matin.
Ne plus fumer depuis 2007.
Continuer à boire.
La Loire.
Jouer à un jeu sur internet qui s'appelle "mon légionnaire".
Rencontrer dans des salons du livre Franck Pavloff, Géraldine Alibeu, Audrey Calleja, Olivier Tallec, Georges Lemoine, Alain Turgeon.
La classe de Mc Cain le soir de la défaite.
Que sorte 'l'enfant qui grandissait" avec Charles Dutertre.
Ingrid Bettancourt, quand même.
Hubert Védrine. Rama Yade. Martine Aubry. Dominique Strauss-Kahn. Martin Hirsh. Malek Bouthi. Simone Veil.
Manger au restau. j'adore manger au restau.
Qu'Anne Herbauts illustre un projet commun.
Remplir mon petit appart de trucs marrants ramenés de vide-greniers.
De vivre de ce que j'aime faire.
Ecrire ma première BD.
Une bibliothécaire pas comme les autres dans un petit village près de Vendôme.
Qu'on se lance dans des grands débats, avec les mômes, sur les sujets qu'ils veulent.
Continuer à faire des livres avec Charles Dutertre.
Que des gamins viennent dans des salons du livre avec leur argent de poche m'acheter un bouquin...
Que Françoise Barré Sinoussi et le clézio chopent le Nobel...
D'écrire ce que je veux.
Les disques de Gérard Manset, Alain Bashung , Alena Diane, Jordi Savall...
Le tome II du petit Christian de Blutch.
M'adresser aux enfants.
D'avoir sorti "petit barbare".
Devenir directeur de collection...
Que Isabelle Huppert, Mélanie Laurent ou Anna Mouglalis soient les meilleurs comédiennes du monde.
Que plein de vieux acteurs soient encore vivant.
D'avoir plein de vieux amis qui ont largement dépassé les 80 ans...
D'avoir commencé un roman sur la résistance...
De pouvoir dire ce que je pense.
Que ma mémé ait lu le premier livre de sa vie et que ce soit un livre à moi.
Que la première fois que je suis née soit adapté par l'orchestre national de Paris.
M'être remis à la pétanque.
Qu'Albert m'ait raconté quand il a pris le maquis, à 16 ans.
Qu'Emile m'ait raconté quand il a libéré Strasbourg, à 18 ans.
J'ai pas aimé:
Quand le premier oiseau que je croise le matin est un corbeau.
La mort de gens que je ne connais pas mais que j'aimais bien: Tetsu. Roy Scheider. Richard Widmark. Germaine Tillon. Raymond Macherot. Sidney Pollack. Bronislaw Geremeck. Paul Newman. Hector Zazou. Soeur Emmanuelle. Gérard Lauzier. Lili Boniche.
La mode des illustrateurs dégoulinants, avec plein de fées à grands yeux et écoeurants de pathos, genre Mylène Farmer en dessin.
les chambres d'hötel glauques.
Alain Bernard. Je trouve plus émouvant une jeune fille qui perd qu'un gendarme qui gagne.
Les JO.
les gens dans les salons du livre qui parlent comme si on était transparents ("oh non, prends pas ça, ça a pas l'air bien")
Sarah Palin. Bernard Laporte. Jean-François Copé. Ségolène Royal. Rachida Dati. Olivier Bensancenot. Dieudonné.
Que Nicolas Sarkozy soit trop sur d'avoir trop la classe, alors que c'est pas ça, la classe.
Les hippies qui ont réussi.
les gens qui bousculent dans la rue.
Les gens qui conduisent trop vite.
La question mille fois entendue: "c'est pour quel age?"
Ne pas encore avoir réussi à faire un livre avec René Follet.
M'être engueulé avec un illustrateur que j'aime bien.
Quand je débarque dans une gare un soir de novembre dans une petite ville de l'Est et qu'il n'y ait personne pour me dire bonjour.
Que deux éditeurs m'acceptent des textes puis me les refusent.
Qu'il y ait encore de la place pour des plans à la Houelbecq/BHL...
Que je n'ai toujours pas de bureau à moi.
Quand je parle trop...
Faire comme si tous les écrivains ou les illustrateurs pour enfants étaient des gens formidables, alors que, ben non, comme dans tous les milieux y a des gros nazes, des commerciaux, des profiteurs, des démagos, des ultra egomaniaques, des moralisateurs et des ceusses qui se prennent au sérieux...
Que Jane Birkin continue à dire n'importe quoi en se donnant le rôle de la femme formidable...
Que des vieilles me fassent des réflexions dans la rue sur ma manière de porter mon bébé... Alors que je le protège contre les frimas de l'hiver.
samedi 20 décembre 2008
mon anti-bilan.
Je meurs d'envie de critiquer un livre. Un style de livres. Mais je peux pas. J'ai pas le droit. Dans mon métier, un peu comme chez Casimir, tout le monde aime tout le monde. Et pourtant. Pourtant, des fois, il y a des livres qui, rien que de les voir, me donnent envie de rejoindre les soldats du bon gout, cette armée qui n'existe pas, et heureusement, parce qu'il n'y en pas qu'un de bon gout, mais autant qu'il y a de gens sur terre.
Je dis pas que j'ai raison. Ok. les gouts et les couleurs, et gnagnagna, et pis faut quand même le faire, et pis t'as qu'à faire pareil, et pis t'es jaloux de leur succés...
Je suis pas jaloux, je m'en fous, je me débrouille avec ce que je fais, c'est pas un problème, mais c'est vrai que ça me fout les boules de voir des bouquins cartonner et squatter les rayons des librairies et surtout que tout le monde s'extasie en disant "oh que c'est bien fait". Bon, les livres qui m'énervent, c'est les beaux dessins au service de rien, textes faussement poétiques, dessins creux, et que je te fasse des cascades de cheveux rougeoyant, et que je te dessine des grands yeux faussement gothiques vus mille fois, et mille fois mieux chez tim burton.
Et si le chef de file de ce mouvement, rebecca dautremer pour ne pas la nommer, a un réel talent (après je n'aime pas au service de quoi elle le met), que dire des dizaines de suiveurs ou suiveuses, qui dégoulinent littéralement de rouge, de noir, de cucul la pralinerie à faire ressembler le sacré coeur de Montmartre à un austère batiment est-allemand des années 50.
Alors, je dis stop, vive la sobriété, et en tant qu'ancien alcoolique, je sais de quoi je parle!
Sur ce , je vous laisse, je vais écrire l'histoire d'un petit garçon qui mange de la soupe. Ca s'appellera l'enfant-potage.
samedi 8 novembre 2008
La parabole du train
Oui, c'est comme ça, maintenant, je fais des paraboles. Alors, voilà celle là:
"C'était l'année de la canicule, j'étais dans un train qui me menait d'une ville où je venais de quitter une amoureuse à une ville où j'allais retrouver rien du tout. Bref, j'étais moyen. J'étais assis à coté d'un mlilitaire sympa. Le train était bondé, l'ambiance était électrique, il y avait eu une bagarre, il faisait lourd, chaud, humide. Pire: la clim était en panne et les fenetres n'ouvraient pas. Des vieux commençaient à tourner de l'oeil. Le controleur a distribué quelques bouteilles d'eau. Au bout d'un long moment, la gorge sèche, je vais au bar et je cherche une solution. La nana était sympa. Elle m'a filé sa clé pour ouvrir les fenetres. Genre, j'ai pas le droit, mais là, il fait trop chaud. Le controleur avait été faire de même à l'autre bout du train. Je reviens dans mon compartiment, et avec le militaire sympa, je commence à ouvrir toutes les fenêtres. C'était long, et pas si facile. Et bien, croyez moi si vous voulez, je me suis fait engueuler! Parfaitement! je me suis fait engueuler, genre 7 ou 8 fois, du genre: ah oui, quand même, c'est pas trop tot, c'est lamentable, vous allez avoir de mes nouvelles! quand je disais que j'étais un passager comme eux, pas grave, les gens continuaient à m'engueuler!"
Méditez, mes chers petits enfants, le monde est un train bondé, et comme dirait le philosophe Guy Béart: "Celui qui dit la vérité, il doit être exécuté..."
vendredi 8 février 2008
Tetsu

J'aime beaucoup le dessin d'humour, et dans le dessin d'humour, j'aime beaucoup tetsu. Il est mort cette semaine, et comme on en parle nulle part, j'avais envie d'en parler... Son truc à lui, c'est des vieux et des vieilles dans des situations un peu "chaud la merguez", et c'est très souvent très très noir... comme souvent les grands humoristes... celui là est plutot innocent mais jetez un coup d'oeil si vous voyez des bouquins, y en a des pas croyables... tiens, je pourrais faire une petite série où je parles des dessinateurs d'humour que j'aime bien, genre Chaval, Bosc, Henry, et d'autres plus ou moins connus... oui, tiens, je pourrais...

mardi 2 octobre 2007
Grrrrrrrrrr!
Voilà: il parait que j'ai mauvais caractère. Ah ouais! mauvais caractère! moi! alors pour faire taire les médisants, je vais une fois pour toutes faire la liste de ce qui m'énerve dans ce boulot! tout ce qui fait que des fois, dans des salons du livre, je me retrouve à lancer des rondelles de saucissons sur des auteurs jeunesse. Tiens, voilà un truc qui m'énerve:
Auteur jeunesse: et pourquoi les autres seraient des écrivains et nous sous prétexte qu'on écrit pour les enfants, on dirait "auteur jeunesse". j'écris, je suis écrivain.
les interventionnistes: Bon, moi, j'en fais pas mal d'interventions dans les écoles. Mais je m'y considère toujours comme un écrivain, et pas comme un animateur ou un professionnel de l'intervention. Pour moi, les interventions des auteurs dans les écoles doit rester un plus, pas un métier. Sinon, ça commence à se faire, les "auteurs jeunesse" (ça m'énerve) vont écrire des livres à sujet pédagogique juste pour se faire inviter et gagner des sous. Moi, je suis pour qu'un auteur soit invité pour la qualité de ses livres, et pas sa qualité d'intervenant. A ce train là, on aurait jamais invité Modiano ou Sagan, sous prétexte qu'ils communiquent bizarrement. Moi, je suis pour que les enfants soient confrontés à des gens qui sont comme ils sont!
les sorties multiples: comment voulez vous en sortant dix livres dans l'année que les dix soient bons. On devrait ne publier que les livres dont on est vraiment contents. je sais, j'en ai deux trois que je regrette, et dans les dédicaces, je dis aux gens de pas les acheter!
Les pédagogues: Mais de quel droit un écrivain veut il passer son temps à dire aux enfants ce qu'il faut qu'ils pensent ou qu'ils fassent. ils ont la science infuse ou quoi? Tout ça, c'est pas mieux que les dames la morale du 19°, c'est juste une morale qui en a remplacé une autre.
Les associations, les groupes : genre, on est une grande famille, parce qu'on est écrivains pour enfants, on doit à tout prix se grouper, s'échanger nos infos et débattre. Moi, la seule adhésion que j'ai, c'est à un syndicat, parce que mon père m'a toujours dit qu'il fallait être syndiqué!
Les illustrateurs qui lisent pas: Tu travailles sur un bouquin de qui ces temps ci? ah je sais pas, j'ai pas regardé l'auteur. Ah ben, merci, ça fait plaisir, t'as qu'à illustrer l'annuaire téléphonique, ça sera plus simple...
l'auteur qui rale mais qui fait pas: "Les éditeurs me demandent jamais mon avis pour les dessins, du coup, je me retrouve avec des livres moches." Ben, t'as qu'à t'en occuper. Ecrivain, illustrateur et éditeurs devraient toujours étre des partenaires.
Les auteurs qui écrivant pour régler les problèmes des enfants. Même si y a des gens que j'aime bien (et c'est valable pour tout, d'ailleurs) qui font des bouquins comme ça, je comprends pas qu'on s'arroge le droit de savoir ce qui est bon ou pas pour les enfants. Vous l'avez compris, pour moi ce qui fait le sens de ce métier, c'est la liberté de l'acte créateur, hors de considérations et commerciales, et pédagogiques.
"Lire c'est voyager"! Eh, si on arrétait un peu les formules creuses sur la lecture. Et si on arrétait aussi de sacraliser les livres et la lecture. d'accord, un enfant qui lit, c'est chouette. mais un enfant qui court, c'est aussi chouette. N'opposons pas le sport aux livres. moi, un gamin qui lit pas un livre, je trouve ça triste. mais un enfant qui va pas courir dans l'herbe et qui a jamais fait le fou dans un bois, je trouve ça triste aussi.
Les bouquins où le héros a un Q I de 512. C'est la mode dans plein de bouquins: les ados s'expriment avec un avis pertinent sur le monde. les adultes sont des abrutis, les classes sont plein de surdoués incompris.
Le faux langage enfantin: faites le test: prenez un livre jeunesse, au pif, et mettez les mots du narrateur enfant dans la bouche d'un enfant réel: vous allez voir sui on parle comme ça dans la vraie vie.
"Les passe droits et les petits privilèges" hum hum, ben oui, y a des gens qui voudraient inviter toute leur famille en salon ou ne voyager qu'en première... on est bien d'accord qu'on parle d'argent public, là.
Les ateliers d'écriture: Là, il me faudrait dix heures pour expliquer pourquoi j'aime pas ça...
"C'est votre premier roman?" l'autre, elle a publié 25 romans à l'école des loisirs ou ailleurs et elle s'entend dire que c'est son premier livre, parce qu'elle vient de publier un "roman adulte". Y a de quoi énerver, quand même.
"Vous faites un autre métier?" Mais pourquoi on nous demande toujours si on fait autre chose? et un plombier on lui demande si il a un autre métier? non? bon alors!
j'ai quand même entendu des trucs aberrants du genre: "faut pas faire d'humour, ça se vend pas" ou "moi je mets le mystère dans les titres de mes livres, ça se vend mieux"
Bon ben voilà, c'est dit c'est fait, c'était tout ce qui m'énerve dans le boulot. un jour, je vous dirai tout ce que j'aime bien dans le boulot...
mardi 18 septembre 2007
Je hais les dimanche (2)

Apparemment, Robin a passé aussi quelques dimanches à regarder Jacques Martin. Apparemment, Robin a connu aussi les vapeurs de flageolets. Et l'horrible phrase: "Bon, on va se promener. Pour digérer." Merci Robin, c'est très très joli. (http://perso.orange.fr/robin.gindre/)







