vendredi 6 novembre 2009
dédicaces, et plus si affinitées...
Marseillaises, marseillais, aubagnaises, aubagnais, poissonnières, poissonniers, je dédicace la semaine prochaine au salon du livre d'aubagne. Il y aura quelques copains, Mathis, JP Arroud-vignod, susie morgenstein, fred bernard et françois roca, élisabeth brami... Aubagne où chaque rue s'appelle rue Marcel Pagnol en hommage à l'enfant du pays. je signerais donc salle marcel pagnol qui se trouve rue marcel pagnol, et pour les filles, sachez que je loge hotel marcel pagnol, place marcel pagnol, et ma chambre, dont chacune est dédiée à un écrivain célèbre, est la chambre marcel pagnol.
ensuite, ce sera Montreuil, dont je vous parlerais plus en détail... "ici londres" et "l'histoire de clara" y sont nominés pour le prix baobab, ce dont je me réjouis, ou pour être plus précis, ça allume un feu de joie au plus profond de mon âme. Oui, oui, j'ai une âme, c'est juste que je la montre jamais.
Ensuite, je retourne à Nantes quelques jours pour aller chercher mon prix mérité du plus grand nombre d'engueulades au m2 par habitants. C'est un prix dont je suis très fier, et j'ai beaucoup travaillé pour. Je compte faire aussi bien à besançon. J'ai déjà plusieurs corps de métier sur le dos. accessoirement, je rencontrerais aussi des enfants de st herblain, grace à la médiathèque, que son nom soit mille fois béni, même si ils m'ont oublié sur la plaquette.
Et après ce sera la ville de lorient, début décembre, lieu de naissance de mon papa, et mon papa, le premier qui dit qu'il a un gros ventre, je le tue. Le salon du livre accueille notemment en invité spécial les éditions du rouergue, et il y aura donc des auteurs du rouergue... on y dort au cercle des offciers, là où dorment les marins en escale, et je vous jure qu'une nuit est venu me visiter le fantome de l'amiral phillippe de gaulle. C'est d'autant plus étonnant qu'il n'est pas encore mort, l'amiral...
mardi 27 octobre 2009
casser la baraque.
Michel Leeb ne regrettait pas son investissement en boites de cirage: décidément, son imitation de Barack Obama allait faire un malheur...
lundi 26 octobre 2009
nouvelles en vrac...
Bonjour,
alors voilà en vrac, des nouvelles de mes bouquins à sortir:
"Hippie hop" est un petit roman qui sortira en Juin, pour la fête de la musique dans "je bouquine ". Il sortira avec une play-list sur internet...
Avant, en Février, sortiront les premiers titres de la collection dont je m'occupe chez "actes sud junior": Aggripine, d'Audrey Guiller et Pépélope Paicheler, Léonard de Vinci de Olivier Larizza et Nikol, et Charles de Gaulle de moi et Jean-Christophe Mazurie. D'autres titres suivront en Octobre suivant.
Rentrée 2010 toujours, ce sera la sortie de "la fille verte" chez gallimard, illustrée par Catherine Chardonnay.
En projets moins avancés, une bande dessinée avec Bérangère Delaporte, un texte un peu fantaisiste en lecture, et des projets avec quelques illustrateurs, et pas des moindres...
Sinon, "la première fois que je suis née" sera bien adaptée par l'orchestre national de Paris ile de france... je vous en reparlerais plus en détail dés que possible...
"Ici Londres!" au rouergue est sélectionné pour les Baobabs de Montreuil, et à l'occasion du salon, nous ferons avec Robin une espèce de performance: nous créerons un livre en direct: ce sera le vendredi à 17h30...
Sinon, du 12 au 15 novembre, je serais au salon du livre d''Aubagne... bon voilà, en gros... il y a bien entendu d'autres trucs en cours dont je ne peux pas parler pour l'instant.
Merci de votre attention, gros bisous...
mardi 20 octobre 2009
la fille verte...
Voici une image de Catherine Chardonnay (qui a déjà fait "vive la mariée!" avec moi, au rouergue) pour un livre qui sortira à la rentrée 2010... 
C'est l'histoire d'une petite fille qui vient d'emenager dans un immeuble sur cour et sur jardin... elle prend racine... tout simplement... elle se mélange au jardin... c'est un livre dont j'avais écrit une première version il y a de ça 7 ou 8 ans, quand j'habitais au rez de chaussée d'un immeuble sur jardin... jaime beaucoup les histoires, pas tant de métamorphoses, mais les histoires organiques, où le corps se mélange à d'autres éléments... ce sera chez Gallimard-Giboulées... une fois de plus, j'ai pu choisir un illustrateur que je "sentais" pour cette histoire... j'aime beaucoup cette image...
vendredi 16 octobre 2009
la naissance des Marguerite (suite)

1: Ca, c'était il y a quelques années. Robin m'envoyait une image, et j'imaginais une petite fille coincée dans le passé.

2: Ca, c'était une autre étape, où on cherchait comment construire le livre...
3: Là, on est en 2005, on cherche le début de notre histoire... on imagine que le changement d'époque se fait aux cabinets, en tirant la chasse d'eau... silence géné de Colline Faure-Poiurée, notre éditrice... hum hum, c'est bien comme idée de livres, mais il faudra trouver autre choise qu'une chasse d'eau, comme formule magique...

4: Premiers croquis où on voit les personnages se mettre en place, et notemment l'idée d'une robe commune aux petites filles et un peu magique (tant pis pour la chasse d'eau...)

5: On commence à approcher du résultat final... notemment le caractère bien trempé de la petite fille d'hui...

6: Et voilà le travail...
jeudi 15 octobre 2009
La naissance des Marguerite.

ça, c'est un vieux mail que j'ai retrouvé... C'est au tout début qu'on a commencé à bosser sur ce qui deviendra "le temps des Marguerite". On voit les annotations de Robin, et le boulot en train de se faire...
mercredi 14 octobre 2009
la légendaire histoire des soeurs Flûte...
Voici comme j'aime bien le faire de temps en temps, un extrait d'un texte en cours. "La légendaire histoire des soeurs Flûte" est bien entendu protégé et quiconque se l'approprie, je le tue. Bon, ça c'est le début du livre, qui devrait être assez court. Je l'écris en pensant à un illustrateur que j'aime bien (indices, indices...), que j'ai rencontré sur un salon (indices, indices...), un peu comme un metteur en scène songerait à une belle actrice. Sauf que moi, c'est pas une belle actrice. Cet extrait normalement ne dévoile absolument pas l'histoire, mais alors, absolument pas! je sais pas ce que j'ai, moi, j'ai jamais autant bossé que depuis que je suis à Besançon...
C’était un pays de champs et de marécages, de roses et de sable, de mer et de sang. Un pays tout au bout du monde où on n’accédait qu’après des heures ballotés sur un vieil âne jaune. Le village était séparé en deux parties égales : au sud, le village et ses vieilles maisons serrées les unes contre les autres. Au Nord, le château des Flute.
Plusieurs personnes vivaient au château des Flute. Monsieur Flute, pour commencer, centième du nom, qui pouvait se vanter de descendre en droite ligne du seigneur du même nom, celui là-même, fondateur de la dynastie, qui s’exclama « Flûte » alors qu’il se faisait trancher la tête d’un habile coup de cimeterre. Cela se passait, vous l’aurez deviné, durant les croisades. Un autre Flûte célèbre, le marquis du même nom, qui suivait le grand Henri IV comme son ombre, tenant entre ses mains le pot de chambre royal.
-Flûte, vous êtes encore arrivé trop tard, s’exclamait celui-ci plus souvent qu’à son tour.
mardi 6 octobre 2009
C'est le matin de Noël, quand je le vis, baignant dans une mare de sang, que je compris que le Père Noël n'existait plus.
jeudi 1 octobre 2009
le temps des marguerite

Pour vous parler de ce livre, qui sort ces jours, chez gallimard, un petit voyage dans le temps s'impose. En 2001, alors que je remontais en titubant la rue pentue qui montait à mon humble domicile rennais et rez de chaussois, je remarquais : la cité ouvrière des années 30. Le vieux corps de ferme du 17°. La caserne fin 19°. La résidence pour personnes agées des années 80. Et les travaux, en haut de la rue où allait bientot s'élever un immeuble flambant neuf. J'ai claqué des doigts . Ben oui, je me suis dit, que ce serait bien, si, en claquant des doigts, je voyais la rue comme elle était il y a 100 ans. Et ce serait encore mieux si je pouvais me balader dedans. Après, c'est devenu un tic. Quand je suis quelque part, en ville ou à la campagne, j'ai envie de claquer des doigts et de voir comment c'était avant. Comme ça marche pas, j'ai décidé d'en faire un livre. Imaginer deux petites filles qui échangent leur vie. Une petite fille aujourd'hui, une autre il y a 100 ans.
Un jour de je crois 2005, Robin, le visage cagoulé, un pistolet dans la main, m'a fait comprendre amicalement que j'aurais tout intéret à lui trouver une idée de livre, sinon il menaçait de me couper un doigt toutes les minutes. Alors que je réfléchissais en me servant de ce qui me restait d'auriculaire pour me gratter l'auriculier, j'eus une idée de génie: pourquoi ne pas lui refourguer cette idée pour... euh formidable, et le laisser réfléchir des années à comment se dépatouiller de ce projet un peu compliqué à mettre en place...
En effet, la difficulté majeure était la narration: comment lire deux histoires en parallèle, qui se croisent, se mélangent, reviennent au point de départ... pffff.... avec Robin, je ne vous cache pas qu'on a eu souvent la tentation de Venise (tout quitter et se cacher à Venise), mais voilà: impossible. J'avais commis l'erreur fatale, due sans doute à un excés d'optimisme, de proposer le projet à Colline Faure-Poirée, mon éditrice de Gallimard-Giboulées. Plus question de reculer. Avec Robin, nous nous sommes regardés dans les yeux: dans quel pétrin nous sommes nous fourrés. Et alors, bon gré mal gré, nous avons bossé comme des demeurés que nous sommes. Robin a battu le record du monde de dessins à la minute, et moi, j'ai inventé une technique de narration que j'ai nommée: "Bon, on y va."
Je résume l'histoire: une petite fille en haut en 1910. Une petite fille en bas, en 2010. Elles s'ennuient, et en même temps vont avoir la même idée, trainer dans le grenier, et dénicher une vieille robe qui a appartenu à une vieille tante un peu mystérieuse, Léonora. Elles se retrouvent enfermées dans la grande malle, et...
et le reste, c'est dans les 120 et quelques pages de cet album long et épais! avec Robin, on espère qu'il vous plaira... nous en tout cas, on s'est bien amusés à le faire...
Voilà, gros bisous, à plus...
Ceci est un message de Robin:
Je tiens à confirmer les dires de Monsieur Cuvellier.
Tout est vrai. Tout sauf le passage des doigts coupés… C'était bien pire que ca ! Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs…
On espère que vous aurez autant de plaisir à lire ce livre que nous à le faire.
®obin
mardi 29 septembre 2009
Claude-Marcel Agutte se répandit en insulte contre le gardien du musée. Des Renoir, des Matisse, ça il y en avait! des Agutte, pas un seul! vous m'entendez? pas un seul!







