Vincent Cuvellier, et tout le baratin

mes livres, et tout le baratin...

27 juin 2009

Des livres à écrire...

Je veux vous parler du monde de demain, comme dirait l'autre... enfin, de mon monde, juste... ça suffira...

Alors, je travaille actuellement sur un truc coton coton: "de Gaulle", ben oui, la biographie de de gaulle pour les enfants... c'est un des premiers titres de la collection que je dirige chez actes-sud junior, et qui sortiront au début 2010... ce qui me console, c'est que d'autres écrivains, comme Claude Carré, Audrey Guiller, Irène Cohen-Janca, et olivier Larizza doivent s'arracher les leurs, de cheveux... C'est une collection d'histoire pour les enfants, où on va traiter de manière iconoclaste et décalée des personnages tels que Staline, Léonard de vinci, Benjamin Franklin, Agripinne, Sitting Bull et donc Charles de Gaulle... après, on va choisir les illustrateurs... ça fait longtemps que j'avais envie d'être directeur de collection, je commence à me faire plaisir...

Autres nouvelles, je viens de terminer l'écriture de "le temps des Marguerite", titre officiel, illustré par Robin, une Bd chez Gallimard, où 2 petites filles échangent leur époque... Robin est en train de trimer sur les plus de 120 pages que va compter le volume, en plus, c'est galère, c'est un livre coupé en deux avec deux époques à suivre en parallèle... pffff, c'était un peu dingo à mettre en oeuvre, ça, d'ailleurs pour vous donner une idée, j'ai eu l'idée du livre en 2001, j'en ai parlé à robin en 2005, et on l'a commencé le mois dernier!

Paraitra également chez gallimard-giboulées "la fille verte", une histoire un peu bizarre que j'aime bien. Un texte dont j'ai écrit la première version il y a prés de 8 ans, et qui a beaucoup peiné à trouver éditeurs ou illustrateurs...

Euh, sinon, j'ai quoi, ah oui, un projet de BD avec Bérangère delaporte, en lecture chez des éditeurs...

Sinon, en petites nouvelles, alors: la première fois que je suis née a reçu le prix des incorruptibles, catégorie CP... il va aussi être adapté l'an prochain par l'orchestre national de Paris ile de france et mis en musique par Marc olivier dupin, actuel directeur de france musique. euh, y a quoi encore, ah oui, c'est cool, anna gavalda a fait un gentil article dans "elle" sur "l'histoire de clara"... j'ai plus qu'à lui faire une gentille critique dans "lui" pour lui rendre la pareille.

Et pis, j'ai des livres en cours, toujours, je peux pas supporter, faut toujours que j'ai minimum six ou sept projets d'avance, j'en fait la moitié, et c'est bien comme ça... gros bisous... 

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23 juin 2009

Il existe une fois par siècle.

Voici un petit inédit, si ça vous dit: "il existe une fois par siècle". C'est à l'origine le début d'un éventuel roman qui est en cours, mais qui peut aussi être lu comme une nouvelle indépendante: le voici donc. Il est bien entendu qui si quelqu'un l'utilise de quelque manière que ce soit, je lance des tueurs à ses trousses, qui auront ordre de lui crever les yeux, de le découper en morceaux et de disperser ses restes aux quatre coins du pays. Et encore, je suis cool.

Il est évident que si ce texte vous inspire, vous pouvez envoyer un dessin... j'en serais très heureux.

"Il existe une fois par siècle, une journée où chacun fait ce qu’il veut. L’oiseau nage, le serpent vole, et l’homme de peu achète tout ce qu’il veut, et même ce qu’il ne veut pas.

Au XX°, cela s’est passé au début des années 1940.  La journée avait débuté curieusement: la lune croisait obstinément ses bras d’or au dessus des nuages, frôlant le soleil en un tango céleste. La pluie arrosait à moitié les champs, une goutte sur deux, et les arbres battaient des feuilles comme d’autres battent des ailes. Il faisait beau, pourtant, malgré la pluie et la guerre.

Le premier homme sur terre à faire ce qu’il voulait fut un paysan du sud de l’Italie. Aux premières lueurs de l’aube, il quitta son lit et sa femme, belle comme une paysanne du sud de l’Italie. Remontant le chemin creux qu’il remontait tous les matins depuis qu’il était en age de marcher, il ouvrit avec son pied la barrière en bois, et s’allongea au milieu de son champ. Il croisa ses bras derrière la nuque, ferma les yeux et attendit en souriant que la journée finisse.

Au même instant, en Inde, un intouchable se fit toucher par une princesse de contes de fées.

Partout sur terre, des hommes et des femmes, sans crainte, ni du bien ni du mal, ouvraient leur cœur à ce qu’ils désiraient de plus cher. On vit ainsi une petite fille s’habiller en grande dame, et une grande dame se vêtir en petite fille.  Un généralissime redevint soldat et un soldat redevint pêcheur. Un président de la république pleura enfin comme il n’avait jamais pu pleurer, et un enfant gourmand reprit trois fois du chocolat.

Ce jour-là, à Paris, car les histoires d’amour commencent toujours à Paris, un jeune allemand aima une jeune juive.  Un jour comme les autres, Dieu sait ce que le jeune allemand aurait fait à la jeune juive. Un jour comme les autres, la jeune juive aurait baissé les yeux et tenté de devenir invisible. Mais ce n’était pas un jour comme les autres.

Ce jour là, Rachel décida, pour une fois, de sortir de son appartement sombre.  Elle mit sa plus jolie robe, celle à fleurs et à étoile, et descendit les escaliers quatre à quatre. La concierge, perchée sur un escabeau au milieu des moineaux, ne la remarqua même pas.

Rachel fronça les sourcils dés qu’elle fut à l’orée de la rue: que voulait-elle faire, vraiment faire? Sans hésiter plus longtemps, elle marcha d’un pas décidé vers le parc, le grand, celui qui a un lac et des bassins, pour les bateaux des enfants. En chemin, elle voulut acheter une livre d’abricot à une marchande des quatre saisons. Elle glissa un œil puis deux à l’intérieur de l’échoppe.  L’épicière était occupée, l’épicier aussi, des concombres plein les mains.

C’est bon, les abricots. Elle en mangea douze sur le chemin et sema autant de noyaux dans son sillage.

Elle reconnut aux rires des enfants qu’elle n’était plus loin. La grille du parc était ouverte. Le gardien  bronzait tout nu sur le socle d’une statue, et une grosse dame s’étalait telle une baleine échouée sur la pelouse interdite aux baleines.

Un vieux monsieur en queue de pie distribuait des miettes de brioche à des enfants qui sifflaient et voletaient autour de son banc.

C’était bien le grand parc, celui des lacs et des bassins.  Comme c’était la guerre, tout de même, des sacs de sable protégeaient des volières à colombes, des serres à plantes rares et carnivores et un kiosque à musique.

Au centre de celui-ci, Heinz, jeune nazi mélomane fermait les yeux et ouvrait la bouche. Du Mahler en sortait, comme s’il eut été naturel qu’un juif sorte du corps d’un boche. Quand il ouvrit les yeux, il vit une étoile voler dans le ciel étrangement bleu et une jeune femme entrer doucement dans l’eau du lac, étrangement bleue. Sa robe nageant en méduse autour d’elle, Rachel se laissait dériver au milieu des voiliers miniatures, des pédalos fantômes et des milliers de têtards rescapés des épuisettes d’enfants. L’eau la prenait dans ses bras comme pour la consoler de vivre dans un monde en guerre. Demain, après demain et tous les jours qui allaient suivre, elle allait souffrir, mais aujourd’hui, c’était une pause. Elle pouvait se laver de tout le mal qu’on lui avait fait, de tout le mal qu’on allait lui faire, elle pouvait pleurer son père, sa mère et ses trois sœurs, toutes les larmes de son cœur.  Alors, elle pleura. Longtemps. Longtemps. Longtemps. Pour Sarah, pour Esther et pour Anna. Pour Jacob et pour Istzak. Elle pleura tant et tant que l’eau du lac commença à déborder, que le gardien descendit de son piédestal et que la grosse baleine échouée eut des souvenirs de mer méditerranée.

Pour le coup, Heinz cessa de chanter son Mahler. Comme il était sensible, il ne supporta pas d’entendre pleurer la jeune femme et, puisqu’aujourd’hui tout était permis, il entra dans le lac, et de l’eau jusqu’à l’aine, il glissa doucement son bras sous la nuque de Rachel. Matemoizelle, demanda-t-il, che fous en brie…  il la souleva hors des larmes et dans un fracas de gouttelettes la porta jusqu’à la pelouse étrangement verte. Ce fut leur écrin.

Personne ne sait qui aima l’autre le premier, quelles lèvres embrassèrent les premières les lèvres amies. Le petit nazi et la jeune juive ne firent plus qu’un et tout dans le parc et dans la ville retint son souffle.

Il parait, mais peut être est-ce une légende, qu’au même instant, à Berlin, un sale petit bonhomme moustachu troquait son uniforme pour une blouse bleue trop grande pour lui. Il quitta discrètement le grand bâtiment gris et arrivé au bord du fleuve, planta son chevalet. Il attendit quelques instants en mordillant un pinceau, et quand la lumière lui parait satisfaisante, il peignit en sifflant un joli coucher de soleil.

Plus loin, dans le sud de l’Italie, un paysan ouvrit à nouveau les yeux. La nuit venait de tomber. Il se leva et sans refermer la barrière derrière lui, remonta le chemin creux qu’il remontait depuis qu’il avait appris à marcher.

Quand sa femme lui demanda si sa journée avait été bonne, il ne répondit rien. Il lui fit simplement un sourire étrangement bleu.

Ça se passe une fois par siècle, depuis que le monde est monde. Demain, ils auront tout oublié. "

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12 juin 2009

Message de la ligue des écrivains anti alcooliques...

Quand je relis un de mes bouquins, j'hésite toujours entre deux réactions: "putain, c'est génial..." et "Oh lala, quelle merde, mais pourquoi j'ai écris ça..."

La réalité doit osciller entre les deux. Devenir écrivain, pour moi, c'était accepter que je n'étais ni un génie, ni une sombre vermine... un type normal, quoi...

J'ai passé à 17 ans, un pacte. En slip. Les pactes d'adolescents se passent toujours en slip, ou à poil, devant la glace. La veille au soir, j'avais picolé, et je m'étais précipité sur mon stylo, persuadé que le siècle tenait avec moi un subtil mélange de Baudelaire et de Bukovski ou de n'importe qui d'autre qui écrit et picole à la fois. Le matin, à jeun, et un peu piteux, je relis: AYAYAYE! Mes aieux! Quelle daube! C'était mauvais, mais mauvais! J'ai alors fait le serment que plus jamais, je n'écrirais avec dans le corps rien de plus toxique qu'une pizza margherita surgelée, ce qui fait un peu de poison quand même. Je crois que c'est ce jour là que j'ai compris que écrivain était un métier.

Quand j'ai écrit "l'histoire de clara", avant d'écrire certains chapitres, je prenais mon souffle comme avant de plonger dans l'eau (il faut savoir que j'ai horreur de plonger dans l'eau, d'ailleurs que j'ai jamais du le faire...)

Comment essayer de raconter ce qui se passe dans la tête d'une maman qui va devoir abandonner son bébé. Et d'un soldat allemand qui désobéit... et surtout, surtout, d'une gamine qui sort d'Auschwitz? oh lala... j'ai fermé les yeux... j'ai soufflé un bon coup, et j'ai décidé de prendre mon sujet de front, de ne pas biaiser... je me suis aussi souvenu que j'avais fait du théatre, et que parfois, on se sert de la respiration pour jouer des personnages (claudel faisait ça beaucoup)... alors, j'ai enlevé tous les points... et ma jeune fille décrit tout ce qu'elle voit et fait, sans reprendre son souffle...

Alors, je sais pas si c'est nul ou génial, tout ce que je sais, c'est que je suis content de l'avoir écrit, et que, putain, quand on est écrivain, ça arrive pas si souvent, et que, putain, c'est déjà pas si mal...

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08 juin 2009

?

si parfois, les gens se confondent en excuses, parfois pas. Je vais vous raconter l'histoire de Badilan Pasqueu, un type d'une contrée inconnue, bien décidé à se faire un nom au royaume des goujats. Il lisait couramment le turc et d'autres langues, et surtout, il était amoureux d'Articho Mandikam, un jeune femme de la tribu des Tomba, une tribu qui n'existe pas. Mais au lieu de lui dire "je t'aime", ou d'autres mots doux, il lui dit un mot, ni du turc, ni du tomba, ni du rien. La jeune femme en mourut de chagrin, et Badilan poursuivit son bonhomme de chemin avec d'autres bonnes femmes...

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26 mai 2009

dernières nouvelles des étoiles...

Colonne de gauche, des nouveaux liens, tous les gens avec qui je bosse, pas uniquement les illustrateurs, mais quand c'est possible, les éditeurs, graphistes, musiciens ou historiens...

Sinon, je vais au salon divre de Mérignac, si ça vous intéresse, il y aura aussi le gentil Alex cousseau, Yael Hassan, Anne Vantal et Claude Cachin, entre autres...

Sinon, ça va.

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25 mai 2009

Un jour, j'ai bu le vent. Si si.

Je marchais à contre courant, les oiseaux étaient cachés, je tordais entre les murs gris de la rue des doigts emmellés. Une rafale puis deux essayèrent de couper ma respiration. Mais on ne me coupe pas comme ça la respiration, à moi! Alors, plutot que de lutter, j'ai ouvert grand la bouche comme pour embrasser une fiancée, et j'ai bu le vent.

Il avait un gout d'herbe transparente.

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24 mai 2009

Révoluuuuution!

Un petit mot pour dire que le jour où les écrivains descendront dans la rue pour réclamer des droits d'auteur décents, ben... tout le monde s'en fichera.

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19 mai 2009

303

303 est une revue spécialisée de la région pays de la loire (le nom, c'est la somme des départements... heureusement que c'était pas les départements du 09, du 35, de l'ain, du 15, de l'allier, et du 07...)

Elle consacre son dossier à la littérature jeunesse dans la région, donc...

sous une belle couverture signée Charles Dutertre, de nombreux articles consacrés entr'autres à Thierry Lenain, Hubert Ben Kemoun, Laetitia Le Saux, Charlotte Légault, un peu ma pomme, une rétrospective de trucs depuis Mathusalem...

A noter aussi puisqu'on en est au chapitre de la presse, la diffusion le 6 juin sur france Culture de l'excellente émission d'Aline Pailler, "jusqu'à la lune et retour", avec une émission spéciale si j'ose dire, sur la guerre et les enfants... Irène Cohen-Janca, pour son excellent livre "Les arbres pleurent aussi" et ma pomme pour "ici londres" et "l'histoire de clara"... J'aime beaucoup Irène Cohen-Janca, et son livre (une évocation du maronnier dans la cour d'Anne Franck) est très beau... (au rouergue) (je vais d'ailleurs travailler avec elle, je vous en dirait plus, plus tard...)

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11 mai 2009

L'histoire de clara.

ça y est, "l'histoire de Clara" est sorti... ce livre était difficile à écrire, difficile à concevoir, je suis d'autant plus content. ce bouquin est né d'un discours de nicolas sarkozy, ben oui, je sais, c'est bizarre, mais bon.

Il y a deux ans, prenant tout le monde à contre pied, il proposait que chaque enfant scolarisé parraine un enfant juif mort pendant la seconde guerre mondiale. Aussitot, chacun s'est prononcé... Simone Veil, rapidement s'est prononcé contre... de mon coté, j'ai réfléchi. Comment parler de la shoah aux enfants.

Parce que pour moi, il faut en parler encore et encore, parce que, non, ce n'est pas un "truc" comme un autre, la shoah, ce n'est pas un événement qu'on peut banaliser. Oui, je pense que c'est un évènement dans l'histoire de l'humanité dans le sens où on n'a jamais été aussi loin dans l'inhumanité. Une sorte de folie collective. Et puis, ça me gonfle d'entendre encore des conneries là dessus, des gens qui nient, qui minimisent, qui banalisent , qui font des amalgames... moi, j'aimerais bien qu'on revienne aux faits, et aux personnes.

Mais demander à des enfants de prendre en charge la mémoire d'un enfant mort? à mon avis, c'est une démarche absolument pas naturelle (sinon, nous les adultes le ferions fréquemment...) et mortifère.

Alors, dans ma recherche de réponse, s'est aussi ajouté une autre question: comment parler de la shoah aujourd'hui, alors que les derniers rescapés vont disparaitre. Comment aussi en parler sans être juif? avec quelle légitimité.

La réponse s'est imposée rapidement. Parler d'une petite fille sauvée. Dix personnes différentes, pas plus héroïques que d'autres, qui ont chacune à leur manière, sauvé ce bébé. Parce qu'en temps de guerre, bien sur, si il y a des fous, il y a aussi, forcément, ceux qui ne sont pas devenus fous.

J'ai adoré écrire ça, notemment pour, essayer à chaque chapitre de me mettre dans la peau du personnage narrateur: la mère, une vieille, une bonne soeur, un paysan, un soldat allemand, un résistant, une sorcière, un juif caché, Mme Jaoui, et enfin une jeune fille rescapée d'auschwitz...

Là, j'ai pas pu tricher, j'ai du prendre mon sujet frontalement, à bras le corps, et utiliser ce que j'avais appris en écriture pour transmettre les émotions de manière la plus délicate possible. Parce que je crois que ces sujets demandent de la délicatesse, qu'on ne prenne pas les gamins en otage. Et aussi j'avais envie que ce livre soit toujours à taille humaine.

Les illustrations sont aussi, à mon avis, très humaines et reflètent quelque choise à quoi je crois très fort: on peut parler de choses graves de manière légère.

Et je pense aussi autre chose: On peut parler de tout aux enfants.

Sur ce, gros bisous... et j'espère que ce livre (je l'avoue, qui compte pour moi) vous plaira.

"L'histoire de Clara"

Illustrations de Charles Dutertre.

Editions Gallimard/giboulées

Maquette de Christophe Hermellin.

Posté par vincentcuvellier à 16:48 - Mon avis sur moi est très positif. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2009

article dans "citrouille"...

http://lsj.hautetfort.com/dernieres_lectures/

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